Conscription 1917 et 1944

Le Canada a appris que l'on ne joue pas avec les Québécois. Une parole donnée est sacrée. 5 citoyens tués par un régiment anglais venu de l'Ontario
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1939 Stade DeLorimier à Montréal, lors de noces collectives organisées par le Mouvement des Jeunesses ouvrières catholiques, Fonds Conrad Poirier, P48.S1.P3711

1939 Stade DeLorimier à Montréal, lors de noces collectives organisées par le Mouvement des Jeunesses ouvrières catholiques, Fonds Conrad Poirier, P48.S1.P3711

Henri Bourassa, chef de file des nationalistes, avait sonné l’alerte dès juin 1917. Selon lui, imposer la conscription au Québec constituait une « invite à l’émeute » ou, pire, « l’invite formelle et définitive à l’insurrection » [3]. Depuis un an, les rapports de police et les rapports militaires qui remontent jusqu’à Ottawa ne font que confirmer ces craintes, avec un constat, unanime : la province est au bord de l’explosion, une étincelle suffirait à mettre le feu aux poudres.

Henri Bourassa, chef de file des nationalistes, avait sonné l’alerte dès juin 1917. Selon lui, imposer la conscription au Québec constituait une « invite à l’émeute » ou, pire, « l’invite formelle et définitive à l’insurrection » [3]. Depuis un an, les rapports de police et les rapports militaires qui remontent jusqu’à Ottawa ne font que confirmer ces craintes, avec un constat, unanime : la province est au bord de l’explosion, une étincelle suffirait à mettre le feu aux poudres.

Henri Bourassa, directeur du journal Le Devoir.   Henri Bourassa, chef de file des nationalistes, avait sonné l’alerte dès juin 1917. Selon lui, imposer la conscription au Québec constituait une « invite à l’émeute » ou, pire, « l’invite formelle et définitive à l’insurrection »

Henri Bourassa, directeur du journal Le Devoir. Henri Bourassa, chef de file des nationalistes, avait sonné l’alerte dès juin 1917. Selon lui, imposer la conscription au Québec constituait une « invite à l’émeute » ou, pire, « l’invite formelle et définitive à l’insurrection »

1918 jour sombre pour le Québec Émeutes à Québec réprimée par les soldats venant de l'Ontario qui ont tirés dans la foule , coin St-Vallier et St-Joseph, à Québec.

French Canadian draft hits a little 'snag'

Tous les vrais poil-aux-pattes [Canada]   [between 1914 and 1918] Conscription in Canada did not occur until 1917 so, in order to replace casualties and increase the size of Canada’s commitment to the conflict, we had to rely almost entirely on volunteers. Unlike the approach taken by British posters, those produced in Canada often targeted specific cultural and ethnic groups such as French Canadians, and people of Scottish and Irish descent.

War Poster - Tous les vrais poil-aux-pattes [Canada], [between 1914 and

Début d'une course au mariage pour éviter la mobilisation

Début d'une course au mariage pour éviter la mobilisation

Québec sous la Loi des mesures de guerre  /  Ce livre raconte les cinq jours d’émeutes du printemps 1918, cinq jours dont l’issue a été funeste pour quatre Québécois. L’ironie de l’Histoire est parfois violente : pour s’être opposés à la guerre, des Québécois sont morts de la guerre, dans les rues mêmes de Québec.

Québec sous la Loi des mesures de guerre / Ce livre raconte les cinq jours d’émeutes du printemps 1918, cinq jours dont l’issue a été funeste pour quatre Québécois. L’ironie de l’Histoire est parfois violente : pour s’être opposés à la guerre, des Québécois sont morts de la guerre, dans les rues mêmes de Québec.

Un défilé anti-conscription dans les rues de Montréal en mai 1917

Un défilé anti-conscription dans les rues de Montréal en mai 1917

Entre temps, le général Landry alerte le maire de Québec, Henri-Edgar Lavigueur, et mobilise la troupe de la Citadelle, soit environ 400 hommes. Le maire se précipite aussitôt au poste de police et tente d’amadouer les manifestants.

Entre temps, le général Landry alerte le maire de Québec, Henri-Edgar Lavigueur, et mobilise la troupe de la Citadelle, soit environ 400 hommes. Le maire se précipite aussitôt au poste de police et tente d’amadouer les manifestants.

Henri-Edgar Lavigueur, maire de la Ville de Québec  ( 1916-1920 )  Entre temps, le général Landry alerte le maire de Québec, Henri-Edgar Lavigueur, et mobilise la troupe de la Citadelle, soit environ 400 hommes.

Henri-Edgar Lavigueur, maire de la Ville de Québec ( 1916-1920 ) Entre temps, le général Landry alerte le maire de Québec, Henri-Edgar Lavigueur, et mobilise la troupe de la Citadelle, soit environ 400 hommes.

Mgr Paul Bruchési, archevêque catholique de Montréal (1897–1939) échange de lettres avec le Premier Ministre Robert Borden  « Dans la province de Québec en particulier, s’alarme-t-il, on pourra s’attendre à des soulèvements déplorables. On annonce des assemblées de protestation. Les émeutes ne seront pas improbables. Est-ce qu’on n’ira pas jusqu’à l’effusion de sang ? »

Mgr Paul Bruchési, archevêque catholique de Montréal (1897–1939) échange de lettres avec le Premier Ministre Robert Borden « Dans la province de Québec en particulier, s’alarme-t-il, on pourra s’attendre à des soulèvements déplorables. On annonce des assemblées de protestation. Les émeutes ne seront pas improbables. Est-ce qu’on n’ira pas jusqu’à l’effusion de sang ? »

La Vergne, Armand Né en 1880 à Arthabaskaville. Cours de droit à l'université Laval de Québec.  Député libéral fédéral de Montmagny de 1904 à 1908.  Député nationaliste, à Québec, du même comté de 1908 à 1916.  Puis exerce la profession d'avocat à Québec.  À l'enquête du coroner sur les émeutes de Québec, il représente les intérets de la famille Demeule.

La Vergne, Armand Né en 1880 à Arthabaskaville. Cours de droit à l'université Laval de Québec. Député libéral fédéral de Montmagny de 1904 à 1908. Député nationaliste, à Québec, du même comté de 1908 à 1916. Puis exerce la profession d'avocat à Québec. À l'enquête du coroner sur les émeutes de Québec, il représente les intérets de la famille Demeule.

Les Anglais font la guerre à Québec en tuant quatre manifestants. tous atteints de balles explosives.  Une trentaine de blessés et plus parce qu'ils ne veulent pas se présenter aux hopitaux de crainte d’être arrêtés. La suite des événements leur donne raison : outre les blessés, 62 manifestants sont faits prisonniers, des quartiers Saint-Roch et Saint-Sauveur pour la plupart.

Les Anglais font la guerre à Québec en tuant quatre manifestants. tous atteints de balles explosives. Une trentaine de blessés et plus parce qu'ils ne veulent pas se présenter aux hopitaux de crainte d’être arrêtés. La suite des événements leur donne raison : outre les blessés, 62 manifestants sont faits prisonniers, des quartiers Saint-Roch et Saint-Sauveur pour la plupart.

« Shoot to kill ! » L’ordre, donné en anglais, était clair. Le 1er avril 1918, à Québec, les soldats canadiens tuent quatre hommes du peuple qui manifestent contre la participation obligatoire à la Première Guerre mondiale.

Anti-conscription rally in Montreal, - The Canadian Encyclopedia

Mgr Louis-Nazaire Bégin, archevêque catholique de Québec (1898-1925).

Mgr Louis-Nazaire Bégin, archevêque catholique de Québec (1898-1925).

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